Sous la forme d’une table ronde animée par Michael Koza et Malick Ba, l’ensemble de l’audience a participé à un brainstorming géant afin de définir le web analyste de demain. Trois grandes familles d’idées ont été définis par les initiateurs : Les compétences, la manière de le former, et la formation à apporter dans les écoles et autres centres de formations.

Quelles compétences pour le web analyste ?

Les principales complétences évoquées ont été les suivantes :

Vision « data web » : implique également une bonne connaissance des données et KPIs dans les différents business models du web

Gestion de projet fonctionnel : au dela de la webanalyse, la conduite d’un projet fonctionnel est indispensable pour n’importe quel métier du web.

Bonne connaissance des outils juridiques : le webanalyste manie énormément de données, dont les données personnelles. Ainsi, il doit savoir avoir une bonne connaissance de l’environnement juridique de la toile (RGPD, CNIL …). Avoir une bonne vision webmarketing global :

Bonne capacité technique : HTML, CSS, JS, Invite de commande, console.log, TMS, CMS, hit, cookie, IP, URI, datalayer, URL … Autant de concepts qui devraient composer la boite à outil du webanalyste.

Capacité de vulgarisation : le webalanyste est un profil transverse. Véritable électron libre, il peut être intégré au sein d’une DSI ou d’une équipe marketing. Cette face de son profil doit lui permettre de s’adresser aux équipes marketing, techniques, ainsi qu’auprès de la direction et/ou du comité de pilotage.

Comment le former ?

Profil : S’orienter vers un profil type « Utilisateur d’interface » ? Ou un analyste « from scratch » partagé entre implémentations techniques, configuration du TMS et paramètrage de l’interface d’analyse ? Et s’il n’existait pas un metier de webanalyste, mais DES métiers de webanalyste ?

Quelle orientation technique ? : Quel niveau technique faut-il définir pour chacun des profils de webanalystes ?

Sur quels outils le former ? :  Le webanalyste doit-il se concentrer sur Google Analytics, solution leader du marché ? Ou doit-il être agnostique à l’ensemble des outils du marché ?

Doit-il absolument avoir des compétences statistiques ? : Un webanalyste doit-il absolument avoir un passé un statisticien ou de mathématicien pour appréhender les chiffres et la finesse des analyses ?

Quels modules intégrer dans formation ? : Repenser l’ensemble des modules de formation du webanalyste, et intégrer des aspects opérationnels souvent rencontrés par les professionnels de l’analyse, tels que la Data Science, l’UX ou encore le CRO.

La reflexion est loin d’être terminée. L’Association des Analystes Digitaux de France (aadf) va prochainement organiser des sessions d’échange autour de la formation des webanalystes sur le marché français, auxquelles je participerai. Stay tuned 😉

Les autres conférences auxquelles j’ai assisté :

Comprendre ce qui se cache derriere la data driven – Livio SANA
Intestable GTM, Framework GTM – Gary LE MASSON
MeasureCamp Paris 2018